Atlas
Trente-cinq lieux de la salle de lecture sur une seule carte. Choisissez un lieu pour voir ce qui s’y est passé, qui l’a vécu, et où en lire davantage.
L’atlas
Choisissez un lieu sur la carte, ou agrandissez-la avec les boutons ci-dessus. Les lignes tracent la première émigration vers Aksoum, la route de Mansa Moussa vers La Mecque, et la traversée vers les Amériques.
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35 lieux
La Mecque
C’est ici que l’islam a commencé. Dans ses premières années, les croyants n’y avaient ni État ni armée, et ceux qui n’avaient pas de clan puissant étaient battus et affamés. Le Prophète, sur lui la paix et le salut, a donc envoyé certains d’entre eux de l’autre côté de la mer Rouge, en Abyssinie. Bilal ibn Rabah y est né d’une mère abyssine. En 1324, Mansa Moussa y est venu du Mali en pèlerinage. En avril 1964, Malcolm X a fait le pèlerinage et, a-t-il rapporté, la vue de musulmans de toutes les couleurs priant ensemble a changé ce qu’il croyait.
PersonnesBilal ibn RabahUmm Ayman, BarakahMansa MoussaMalcolm X, el-Hajj Malik el-Shabazz
LireI. Un roi sous lequel personne ne subit d’injusticeI. Bilal et Umm AymanIV. Mansa Moussa, 1324VI. Le pèlerinage de Malcolm
Sources
- Ibn Ishaq, The Life of Muhammad, traduit par A. Guillaume (Oxford University Press, 1955), pages 146 à 155.
- Nehemia Levtzion et J. F. P. Hopkins (dir.), Corpus of Early Arabic Sources for West African History (Cambridge University Press, 1981).
- Clayborne Carson, “Malcolm X,” American National Biography (Oxford University Press), dans la copie conservée à l’université Stanford. web.stanford.edu
Médine
Quand le Négus est mort, selon la tradition vers 630, le Prophète a accompli ici pour lui la prière funéraire et l’a qualifié de frère. À Médine, Bilal a été le premier à lancer l’adhan.
PersonnesLe Négus, Ashama ibn AbjarBilal ibn Rabah
LireI. Votre frère AshamaI. Bilal et Umm Ayman
Sources
- Sahih al-Bukhari 1245 et 1333, rapporté par Abu Hurayrah. sunnah.com
- Sahih al-Bukhari 3877 et 3879, rapporté par Jabir ibn Abdullah. sunnah.com
Aksoum
Le royaume qui a donné refuge aux premiers musulmans, sur les hauts plateaux de ce que sont aujourd’hui l’Éthiopie et l’Érythrée. Son roi, le Négus, a entendu Ja’far ibn Abi Talib réciter un passage de la sourate de Marie, a pleuré et a refusé de rendre les réfugiés à Quraych. Des années plus tard, l’un des émissaires que Quraych avait envoyés, Amr ibn al-As, est revenu et, d’après le récit d’Ibn Ishaq, a prêté allégeance à l’islam ici même, entre les mains du roi.
PersonnesLe Négus, Ashama ibn AbjarAmr ibn al-As
LireI. L’audienceII. L’émissaire revient
Sources
- Ibn Ishaq, The Life of Muhammad, traduit par A. Guillaume (Oxford University Press, 1955), pages 146 à 155.
- Musnad Ahmad, le récit d’Umm Salama sur l’audience devant le Négus.
- Ibn Ishaq, The Life of Muhammad, traduit par A. Guillaume (Oxford University Press, 1955), pages 484, 485 et 789, avec les notes d’Ibn Hisham aux pages 691 et 710.
Negash
Un village dont l’enceinte sacrée abrite des tombes de compagnons du Prophète qui y ont trouvé refuge, ainsi qu’un sanctuaire que l’on croit être le tombeau du roi lui-même. Les musulmans éthiopiens l’appellent la seconde Mecque. La mosquée, al-Nejashi, a été frappée par des armes lourdes à la fin de 2020, pendant la guerre du Tigré, et elle est aujourd’hui en cours de restauration avec l’aide de la Turquie.
PersonnesLe Négus, Ashama ibn Abjar
Sources
- Zuzanna Augustyniak et Kamil O. Kuraszkiewicz, “The early Islamic tradition in Ethiopia: report on the first season of the archaeo-ethnographic research in Negash (Tigray),” Studies in African Languages and Cultures 59 (2025), pages 169 à 185. doi.org
- Anadolu Agency, “Ethiopia vows to restore ancient iconic mosque,” 5 janvier 2021. aa.com.tr
Harar
Une ville fortifiée qui compte 82 mosquées, dont trois datent du dixième siècle, et 102 sanctuaires. L’UNESCO note qu’elle est considérée comme la quatrième ville sainte de l’islam.
LireIII. Chinguetti, Harar, Sokoto
Sources
- UNESCO World Heritage Centre, Harar Jugol, the Fortified Historic Town. whc.unesco.org
Le Caire et Fostat
Vers 641, Amr ibn al-As a fondé Fostat, qui se trouve aujourd’hui à l’intérieur du Caire, ainsi que sa mosquée, que le ministère égyptien des Antiquités qualifie de plus ancienne mosquée conservée d’Égypte et d’Afrique. Al-Azhar a accueilli sa première prière du vendredi en 972 et enseigne depuis, avec des interruptions. En 1324, Mansa Moussa y est passé lors de son pèlerinage et a distribué tant d’or que, d’après le récit d’al-Umari, le métal avait perdu de sa valeur sur le marché et ne l’avait pas encore retrouvée environ douze ans plus tard.
PersonnesAmr ibn al-AsMansa Moussa
LireII. La première mosquéeIII. Le Caire, 972IV. Mansa Moussa, 1324
Sources
- Ministry of Tourism and Antiquities, Egypt, The Mosque of ’Amr ibn al-’As. egymonuments.gov.eg
- UNESCO World Heritage Centre, Historic Cairo. whc.unesco.org
- Nehemia Levtzion et J. F. P. Hopkins (dir.), Corpus of Early Arabic Sources for West African History (Cambridge University Press, 1981).
Alexandrie
Le patriarche byzantin Cyrus s’est accordé avec Amr ibn al-As sur des conditions : la garnison romaine s’en irait par la mer, et les musulmans ne s’empareraient pas des églises. Amr est entré dans la ville sans combat, et le patriarche copte Benjamin y est rentré après treize ans de clandestinité.
PersonnesAmr ibn al-AsBenjamin Ier, patriarche d’Alexandrie
LireII. La reddition d’AlexandrieII. Le patriarche rentre chez lui
Sources
- John, Bishop of Nikiu, The Chronicle of John, Bishop of Nikiu, traduit de l’éthiopien par R. H. Charles (1916), chapitres 120 et 121, avec l’introduction du traducteur. tertullian.org
- History of the Patriarchs of the Coptic Church of Alexandria, partie 2, traduit par B. Evetts, Patrologia Orientalis 1 (1904), sur Benjamin Ier. tertullian.org
Vieux Dongola
Capitale du royaume chrétien de Makurie. En 652, une armée venue d’Égypte l’a assiégée, et les deux camps ont conclu le traité appelé le baqt. En 1317, la salle du trône de ses rois est devenue une mosquée, la plus ancienne mosquée conservée du Soudan. Satti Majid y est né en 1883 dans une famille de saints hommes bien connue, et il a appris le Coran par cœur dans son enfance. Il semble être arrivé aux États-Unis en 1904, et il est rentré au Soudan dans le courant des années 1940 et y est mort en 1963.
PersonnesSatti Majid
LireII. Les archers des yeuxII. La salle du trôneVI. Un cheikh de Dongola
Sources
- Włodzimierz Godlewski, “Dongola, Capital of Early Makuria: Citadel, Rock Tombs, First Churches,” dans un volume de 2014 en l’honneur de Steffen Wenig (Sudanarchäologische Gesellschaft zu Berlin). sag-online.de
- University of Warsaw, “Renovation of the oldest mosque in Sudan,” 27 février 2023. en.uw.edu.pl
- Ahmed I. Abu Shouk, J. O. Hunwick et R. S. O’Fahey, “A Sudanese Missionary to the United States: Satti Majid, ’Shaykh al-Islam in North America’, and his Encounter with Noble Drew Ali, Prophet of the Moorish Science Temple Movement,” Sudanic Africa 8 (1997), pages 137 à 191. Copie archivée. web.archive.org
Kairouan
Oqba ibn Nafi a tracé le plan de la ville en 670 et a marqué l’emplacement de sa mosquée. La Grande Mosquée qui se dresse aujourd’hui a été en grande partie reconstruite au neuvième siècle, et son minaret est daté de 836. Kairouan est devenue la grande école du droit malikite dans l’Occident musulman, et son juriste Ibn Abi Zayd a écrit la Risala, le manuel que les enfants d’Afrique de l’Ouest ont appris par cœur pendant mille ans.
PersonnesIbn Abi Zayd al-Qayrawani
Sources
- UNESCO World Heritage Centre, Kairouan. whc.unesco.org
Tunis
La mosquée Zitouna de Tunis est plus ancienne encore qu’al-Azhar. L’agence tunisienne du patrimoine situe sa fondation vers 699, peu après la conquête musulmane de la ville, et sa reconstruction en 728 ou 729.
Sources
- Agency for the Development of National Heritage and Cultural Promotion, Tunisia, Az-Zaytuna Mosque. patrimoinedetunisie.com.tn
Fès
Selon la tradition, Fatima al-Fihri, dont la famille était venue de Kairouan, a fondé ici la mosquée al-Qaraouiyine en 859. L’UNESCO et Guinness World Records la décrivent comme le plus ancien établissement d’enseignement existant et en activité continue au monde. Les historiens mettent en doute certains éléments du récit de sa fondation, et elle n’est devenue une université d’État qu’en 1963.
PersonnesFatima al-Fihri
LireIII. Fès, 859
Sources
- UNESCO World Heritage Centre, Medina of Fez. whc.unesco.org
Tanger
Ibn Battûta y est né en 1304 et en est parti à vingt et un ans pour le pèlerinage. D’après son propre récit, il a continué à voyager pendant environ vingt-neuf ans : il a descendu la côte orientale de l’Afrique vers 1330 et traversé le Sahara jusqu’au Mali en 1352.
PersonnesIbn Battûta
Sources
- Ross E. Dunn, The Adventures of Ibn Battuta: A Muslim Traveler of the Fourteenth Century (University of California Press, édition revue 2012).
Marrakech
Après la conquête marocaine du Songhaï, le plus célèbre savant de Tombouctou, Ahmad Baba, a été déporté ici enchaîné. Il y a enseigné pendant des années et il est rentré chez lui en 1608.
PersonnesAhmad Baba
LireIII. Tombouctou
Sources
- Ousmane Oumar Kane, Beyond Timbuktu: An Intellectual History of Muslim West Africa (Harvard University Press, 2016).
Tombouctou
Les savants enseignaient chez eux et tenaient leurs propres bibliothèques, et les livres étaient le commerce de luxe. La ville compte trois anciennes mosquées : Djinguereber, Sankore et Sidi Yahia. En 2012 et 2013, quand des groupes armés tenaient la ville, ses bibliothécaires ont transporté des centaines de milliers de manuscrits vers le sud, jusqu’à Bamako, pour les mettre à l’abri.
PersonnesAhmad BabaMansa Moussa
LireIII. Tombouctou
Sources
- UNESCO World Heritage Centre, Timbuktu. whc.unesco.org
- Ousmane Oumar Kane, Beyond Timbuktu: An Intellectual History of Muslim West Africa (Harvard University Press, 2016).
Mali
Mansa Moussa a régné sur le Mali de 1312 environ à 1337 environ. Son pèlerinage de 1324 l’a rendu célèbre bien au-delà de l’Afrique, et en 1375, un atelier de cartographie de Majorque l’a représenté tendant un disque d’or. Ibn Battûta a traversé le Sahara jusqu’au Mali en 1352.
PersonnesMansa MoussaIbn Battûta
LireIV. Mansa Moussa, 1324IV. L’homme de Tanger
Sources
- Nehemia Levtzion et J. F. P. Hopkins (dir.), Corpus of Early Arabic Sources for West African History (Cambridge University Press, 1981).
- Michael A. Gomez, African Dominion: A New History of Empire in Early and Medieval West Africa (Princeton University Press, 2018).
- Ross E. Dunn, The Adventures of Ibn Battuta: A Muslim Traveler of the Fourteenth Century (University of California Press, édition revue 2012).
Chinguetti
L’une des quatre anciennes villes caravanières du désert, avec Ouadane, Tichitt et Oualata, fondées aux onzième et douzième siècles et inscrites ensemble par l’UNESCO. Les familles de Chinguetti conservent encore des bibliothèques de manuscrits dans des maisons en briques de terre crue.
LireIII. Chinguetti, Harar, Sokoto
Sources
- UNESCO World Heritage Centre, Ancient Ksour of Ouadane, Chinguetti, Tichitt and Oualata. whc.unesco.org
Sokoto
Le mouvement de réforme lancé en 1804 par Ousmane dan Fodio est devenu le califat de Sokoto. Sa fille Nana Asma’u a écrit en arabe, en fulfulde et en haoussa, et vers 1830, elle a organisé les jajis, des femmes qui allaient de village en village pour instruire d’autres femmes.
PersonnesOusmane dan FodioNana Asma’u
LireIV. Sokoto, 1804III. Chinguetti, Harar, Sokoto
Sources
- Beverly B. Mack et Jean Boyd, One Woman’s Jihad: Nana Asma’u, Scholar and Scribe (Indiana University Press, 2000).
Fouta-Toro
Omar ibn Said y est né vers 1770, entre les fleuves Sénégal et Gambie, fils d’un homme riche. Il avait passé de longues années à étudier quand, en 1807, il a été capturé au cours d’une guerre et embarqué pour Charleston.
PersonnesOmar ibn Said
LireV. Omar ibn Said
Sources
- Library of Congress, Omar Ibn Said Collection, avec l’essai consacré à la collection. loc.gov
Boundou
Ayuba Suleiman Diallo était originaire du Boundou. Capturé en 1730 et vendu dans le Maryland, il a écrit à son père une lettre en arabe qui a conduit à sa libération, et il est rentré chez lui en 1734.
PersonnesAyuba Suleiman Diallo
LireV. Les noms qui nous restent
Sources
- Allan D. Austin, African Muslims in Antebellum America: Transatlantic Stories and Spiritual Struggles (Routledge, 1997).
Fouta-Djalon
Abd al-Rahman Ibrahima était prince de Timbo, au Fouta-Djalon, avant sa capture en 1788. Bilali Muhammad, de l’île Sapelo, venait lui aussi du Fouta-Djalon, et Lamine Kebe y enseignait avant d’être réduit en esclavage.
PersonnesAbd al-Rahman IbrahimaBilali MuhammadLamine Kebe
LireV. Les noms qui nous restentV. L’île Sapelo
Sources
- Terry Alford, Prince Among Slaves (Oxford University Press, 1977 ; édition anniversaire 2007).
- Allan D. Austin, African Muslims in Antebellum America: Transatlantic Stories and Spiritual Struggles (Routledge, 1997).
Sénégambie
Beaucoup des musulmans emmenés aux Amériques venaient de Sénégambie, du Fouta-Toro et du Fouta-Djalon. Des historiens comme Judith Carney ont soutenu que les planteurs de Caroline appréciaient le savoir-faire des personnes originaires des côtes rizicoles d’Afrique de l’Ouest. D’autres chercheurs doutent que les acheteurs aient eu autant de choix. En 1964, Malcolm X s’est rendu au Sénégal après son pèlerinage, et dans les années 1980, Cheikh Hassan Cissé a ouvert au Sénégal une école coranique pour les enfants noirs américains.
PersonnesMalcolm X, el-Hajj Malik el-Shabazz
LireV. Combien ?V. CharlestonVI. Le pèlerinage de MalcolmVI. Le nom de Bilal
Sources
- Sylviane A. Diouf, Servants of Allah: African Muslims Enslaved in the Americas (New York University Press, 1998 ; édition anniversaire 2013).
- Judith A. Carney, Black Rice: The African Origins of Rice Cultivation in the Americas (Harvard University Press, 2001).
- Clayborne Carson, “Malcolm X,” American National Biography (Oxford University Press), dans la copie conservée à l’université Stanford. web.stanford.edu
- Sapelo Square, “Islamic Education: Reclaiming Our West African Islamic Legacy,” 31 janvier 2018, sur une conférence de Jamillah Karim. sapelosquare.com
Djougou
Mahommah Gardo Baquaqua y est né vers 1824. Sa biographie appelle la ville Zoogoo. Réduit en esclavage au Brésil, il a atteint New York à bord du navire de son maître en 1847, s’est évadé avec l’aide d’amis antiesclavagistes et a publié le récit de sa vie à Détroit en 1854.
PersonnesMahommah Gardo Baquaqua
LireV. Les noms qui nous restent
Sources
- Mahommah G. Baquaqua et Samuel Moore, Biography of Mahommah G. Baquaqua, a Native of Zoogoo, in the Interior of Africa (Detroit, 1854), sur Documenting the American South, University of North Carolina. docsouth.unc.edu
- Robin Law et Paul E. Lovejoy (dir.), The Biography of Mahommah Gardo Baquaqua: His Passage from Slavery to Freedom in Africa and America (Markus Wiener, 2001 ; édition revue 2007).
Shanga
Dans l’archipel de Lamu, l’archéologue Mark Horton a fouillé une succession de mosquées, les unes sous les autres, et a daté la plus ancienne de la fin du huitième siècle.
Sources
- Mark Horton, Shanga: The Archaeology of a Muslim Trading Community on the Coast of East Africa (British Institute in Eastern Africa, 1996).
Kizimkazi (Zanzibar)
Une mosquée y porte une inscription datée de l’an 500 de l’Hégire, soit 1107. C’est la plus ancienne inscription datée de la côte d’Afrique de l’Est.
Sources
- S. Flury, “The Kufic Inscriptions of Kisimkazi Mosque, Zanzibar, 500 H. (A.D. 1107),” Journal of the Royal Asiatic Society (1922).
Kilwa
Sa Grande Mosquée a été commencée au onzième ou au douzième siècle, puis agrandie aux treizième et quatorzième siècles. Ibn Battûta, venu vers 1330, a décrit Kilwa comme l’une des villes les plus belles et les mieux bâties du monde. Ses ruines sont inscrites sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1981.
PersonnesIbn Battûta
LireIV. La côte de la moussonIV. L’homme de Tanger
Sources
- UNESCO World Heritage Centre, Ruins of Kilwa Kisiwani and Ruins of Songo Mnara. whc.unesco.org
- Ross E. Dunn, The Adventures of Ibn Battuta: A Muslim Traveler of the Fourteenth Century (University of California Press, édition revue 2012).
Charleston
Selon une estimation couramment citée, jusqu’à quatre sur dix des Africains amenés dans ce qui allait devenir les États-Unis ont posé ici pour la première fois le pied à terre. Omar ibn Said y est arrivé en 1807. En 1790, la Chambre de l’État a examiné une pétition de Maures libres, sujets de l’empereur du Maroc, et en 2023, l’International African American Museum a ouvert ses portes sur Gadsden’s Wharf.
PersonnesOmar ibn Said
LireV. CharlestonV. Une pétition à Charleston, 1790
VisiterLe circuit des Carolines (en anglais)
Sources
- Library of Congress, Omar Ibn Said Collection, avec l’essai consacré à la collection. loc.gov
- Sylviane A. Diouf, Servants of Allah: African Muslims Enslaved in the Americas (New York University Press, 1998 ; édition anniversaire 2013).
Comté de Georgetown
À peu de distance en voiture au sud de Myrtle Beach. Au milieu du dix-neuvième siècle, c’était l’un des premiers comtés producteurs de riz du pays, et chaque acre en était cultivée par des personnes réduites en esclavage.
LireV. Charleston
VisiterLe circuit des Carolines (en anglais)
Sources
- Judith A. Carney, Black Rice: The African Origins of Rice Cultivation in the Americas (Harvard University Press, 2001).
Fayetteville
Omar ibn Said s’est enfui de chez un propriétaire cruel et il est arrivé jusqu’ici avant d’être arrêté et emprisonné. Pendant seize jours, il a écrit sur les murs de sa cellule, avec des charbons tirés du feu, en arabe. Une mosquée de Murchison Road porte son nom depuis 1991, et en 2010, l’État a installé son panneau historique consacré à Omar en bordure de la pelouse de la mosquée.
PersonnesOmar ibn Said
LireV. Omar ibn SaidV. Allez voirVI. Retour sur Murchison Road
VisiterLe circuit des Carolines (en anglais)
Sources
- Library of Congress, Omar Ibn Said Collection, avec l’essai consacré à la collection. loc.gov
- North Carolina Department of Natural and Cultural Resources, Highway Historical Marker I-89, “Omar ibn Said.” dncr.nc.gov
- Fayetteville Area Convention and Visitors Bureau, Heritage Trails: Religious Freedom Trail (2018). assets.simpleviewinc.com
- Teri Saylor, “Living in Islamic faith: ’It’s principled and timeless’,” CityView (Fayetteville), 27 février 2024. cityviewnc.com
Île Sapelo
Bilali Muhammad, commandeur de la plantation de Thomas Spalding, a écrit de mémoire treize pages de droit islamique en arabe. Ses descendants vivent toujours sur l’île. Dans les années 1930, des habitants de l’île se souvenaient de grands-parents qui priaient sur des nattes et faisaient des galettes de riz appelées saraka, mot tiré de sadaqah, la charité.
PersonnesBilali Muhammad
LireV. L’île Sapelo
VisiterLe circuit des Carolines (en anglais)
Sources
- University of Georgia, Hargrett Rare Book and Manuscript Library, Bilali Muhammad document (ms2807). sclfind.galib.uga.edu
- New Georgia Encyclopedia, “Cornelia Bailey (1945 to 2017).” georgiaencyclopedia.org
- Georgia Writers’ Project, Drums and Shadows: Survival Studies among the Georgia Coastal Negroes (University of Georgia Press, 1940).
Natchez
Abd al-Rahman Ibrahima, un prince du Fouta-Djalon, a passé environ quarante ans en esclavage près de Natchez. Une lettre qu’il avait écrite en arabe a porté son cas jusqu’au secrétaire d’État et au président, et il a été affranchi en 1828.
PersonnesAbd al-Rahman Ibrahima
LireV. Les noms qui nous restent
Sources
- Terry Alford, Prince Among Slaves (Oxford University Press, 1977 ; édition anniversaire 2007).
Maryland et Georgetown
Ayuba Suleiman Diallo, capturé en 1730, a été vendu dans le Maryland. Yarrow Mamout a été amené dans le Maryland vers 1752, affranchi vers 1796, et il a acheté une maison à Georgetown en 1800. Charles Willson Peale l’a peint en 1819.
PersonnesAyuba Suleiman DialloYarrow Mamout
LireV. Les noms qui nous restent
Sources
- Allan D. Austin, African Muslims in Antebellum America: Transatlantic Stories and Spiritual Struggles (Routledge, 1997).
- Philadelphia Museum of Art, Charles Willson Peale, Portrait of Yarrow Mamout (Muhammad Yaro), 1819. philamuseum.org
New York
Mahommah Gardo Baquaqua a atteint New York à bord du navire de son maître en 1847, et il s’est enfui. Satti Majid semble être arrivé aux États-Unis en 1904, et en 1921, il y écrivait au consul britannique au nom de marins d’Aden et d’Inde bloqués dans la ville. Dès 1954, Malcolm X dirigeait le temple de la Nation of Islam à New York. Il a été tué par balles à l’Audubon Ballroom le 21 février 1965.
PersonnesMahommah Gardo BaquaquaSatti MajidMalcolm X, el-Hajj Malik el-Shabazz
LireV. Les noms qui nous restentVI. Un cheikh de DongolaVI. Le pèlerinage de Malcolm
Sources
- Mahommah G. Baquaqua et Samuel Moore, Biography of Mahommah G. Baquaqua, a Native of Zoogoo, in the Interior of Africa (Detroit, 1854), sur Documenting the American South, University of North Carolina. docsouth.unc.edu
- Ahmed I. Abu Shouk, J. O. Hunwick et R. S. O’Fahey, “A Sudanese Missionary to the United States: Satti Majid, ’Shaykh al-Islam in North America’, and his Encounter with Noble Drew Ali, Prophet of the Moorish Science Temple Movement,” Sudanic Africa 8 (1997), pages 137 à 191. Copie archivée. web.archive.org
- Clayborne Carson, “Malcolm X,” American National Biography (Oxford University Press), dans la copie conservée à l’université Stanford. web.stanford.edu
Détroit
Mahommah Gardo Baquaqua y a publié sa biographie en 1854. En 1930, un colporteur de soieries nommé Wallace Fard a commencé à prêcher une nouvelle foi à Paradise Valley, le quartier noir de la ville, et a fondé le Temple of Islam et la University of Islam. Elijah Poole a adhéré en 1931 et a pris le nom d’Elijah Muhammad.
PersonnesMahommah Gardo Baquaqua
LireV. Les noms qui nous restentVI. La Nation
Sources
- Mahommah G. Baquaqua et Samuel Moore, Biography of Mahommah G. Baquaqua, a Native of Zoogoo, in the Interior of Africa (Detroit, 1854), sur Documenting the American South, University of North Carolina. docsouth.unc.edu
- R. Gallaher, “Wallace Fard,” BlackPast.org, 11 juin 2008. blackpast.org
- National Archives, African American Heritage, “Elijah Muhammad.” archives.gov
Chicago
Dès le milieu de 1922, la mission de l’Ahmadiyya avait transféré son siège américain à Bronzeville, dans le South Side. Noble Drew Ali a fait de Chicago le centre du Moorish Science Temple of America. Elijah Muhammad y est mort le 25 février 1975, et son fils a commencé à tourner la communauté vers l’islam sunnite.
PersonnesW. Deen Mohammed
LireVI. Un cheikh de DongolaVI. Les MauresVI. Le nom de Bilal
Sources
- Sylvia Chan-Malik, “Profile: Black American Women in the Ahmadiyya Movement of Islam,” Sapelo Square, 24 février 2016. sapelosquare.com
- Ahmed I. Abu Shouk, J. O. Hunwick et R. S. O’Fahey, “A Sudanese Missionary to the United States: Satti Majid, ’Shaykh al-Islam in North America’, and his Encounter with Noble Drew Ali, Prophet of the Moorish Science Temple Movement,” Sudanic Africa 8 (1997), pages 137 à 191. Copie archivée. web.archive.org
- National Archives, African American Heritage, “Elijah Muhammad.” archives.gov
- PBS, God in America, “People and Ideas: W. Deen Mohammed,” 11 octobre 2010. pbs.org
Salvador (Bahia)
En janvier 1835, pendant le ramadan, des musulmans africains, esclaves et affranchis, se sont soulevés ici dans la plus grave révolte urbaine d’esclaves de l’histoire du Brésil. Les autorités ont trouvé sur les corps des morts des amulettes portant des prières en arabe.
LireV. Les noms qui nous restent
Sources
- Joao Jose Reis, Slave Rebellion in Brazil: The Muslim Uprising of 1835 in Bahia (Johns Hopkins University Press, 1993).
La carte est dessinée à partir des données de Natural Earth, avec les contours des États américains tirés des fichiers de limites du Census Bureau. Chaque lieu est placé selon ses coordonnées ; les itinéraires sont de simples courbes, pas les routes réellement suivies. Chaque fiche reprend son chapitre et cite les sources que le chapitre cite pour ce passage.